Vendredi 28 octobre 2011 5 28 /10 /Oct /2011 11:08

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Qu’il est bon de revenir en Asie. La chaleur, le bordel ambiant, les sourires, la bouffe à tous les coins de rues...

De l'aéroport de Denpasar, on rejoint la ville animée de Kuta, sorte de village vacances pour surfeurs et fêtards venus du monde entier. Bien pour se réacclimater.

 

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On ne s’attarde pas trop et on loue rapidement une mobylette pour vadrouiller aux alentours durant la journée.

La première chose qui frappe à Bali, c’est cette ferveur religieuse, avec ces milliers de temples à l’architecture particulière, ces boites de fleurs ‘porte- bonheur’ et les millions de bâtons d’encens qui fument à droite à gauche. Les habits également ne sont pas en reste, avec tous ces hommes en robe. C’est coloré, les paysages sont magnifiques, ça fait du bien. Dommage que ce soit si touristique et bordélique.

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Dans nos pérégrinations à mobylette, on s'arrête devant quelques temples histoire de se promener dans ces lieux paisibles, de discuter et de prendre deux trois photos, en direction de la petite ville d’Ubud, réputée pour ces boutiques d’arts locaux, son marché et sa Monkey Forest.

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Apres avoir roulé en direction du Nord, s'être perdus, mais aussi emmerveillés de ces paysages, puis fait des pauses toujours folklo pour acheter une bouteille d’eau ou de l’essence, on atteint Kintamani, village posé près des volcans. Pas un touriste à l’horizon. Endroit davantage tranquille où il est plus facile de discuter avec les gens, de se poser. Petite visite des temples locaux puis courte nuit de sommeil avant l’ascension du volcan Batur au petit matin pour assister à un magnifique lever de soleil.

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Pour finir, on rejoint la côte nord que nous suivrons tranquillement sur deux jours jusqu'à notre point de départ, Kuta. En route, on passera au travers de splendides rizières en escalier, barboterons au bord de plages magnifiques. Une petite plongée pour découvrir une épave sera également au programme.

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On restera en tout une semaine sur Bali, sur cette île qui nous semblait si petite au départ, mais qui au final mérite que l’on s’y arrête, s’y perde, qu’on y échange, bien plus longtemps.

 

Notre temps est compté, on doit être à Jakarta la semaine suivante. Il nous faut donc rejoindre l’île de Java et la traverser.

Première étape, Probolingo, où un volcan assez intéressant nous attend. A nous la joie des transports locaux, et des heures de bus interminables, des attentes, des négociations etc...Pas toujours facile quand on veut se débrouiller par soi-même. Et pas forcément intéressant financièrement. Mais quelle joie d’arriver à destination dans un bus pourri et de dire : «on y est arrivé tout seul». Comme souvent, on arrive de nuit. On nous tombe bien évidemment dessus pour nous vendre un tour au volcan.

On a peu de temps. On négocie. Les prix sont corrects. Demain, visite du volcan, mais pas de lever de soleil ce coup-ci. On a sommeil.

On part dans un 4x4 dessoudé à droite comme à gauche, rien d'inhabituel jusque là. On s'arrête dans le village au plus près du volcan. Notre guide nous dit qu’il nous attend là, le temps qu’on claque deux trois photos d’un point de vue plus loin. Tant pis pour les explications pourtant promises. En même temps, c’est qu’un volcan...

Les photos parleront d’elles memes et c’est splendide. Le volcan fume presque comme son cousin islandais y’a pas si longtemps. La plaine a des allures d’apocalypse, avec des teintes grises et vertes. Du jamais vu. On se balade sur une montagne en face, toujours plus haut pour avoir le meilleur point de vue. Puis redescente au village pour retrouver notre guide.

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Il est saoul comme un polonais, rien d'inhabituel jusque là non plus. Il nous paie une petite rasade de whisky et à nous l’ascension du volcan, sans lui bien sur.

Près d’une heure et demie de marche entre la traversée de la plaine et l'ascension. C’est superbe, on a l‘impression de rêver. Le clou du spectacle est au sommet.

En dehors du côté relativement désagréable de la pluie de cendres (les appareils photos n'apprécieront pas la blague), le moment est plutôt fort. On ne voit plus à un mètre, un pas en avant et c’est la descente au bouillon, ça crépite, ça gronde, ça explose, ça fout les chocottes.

On respire mal, ça sent le souffre, on ne peut pas rester des heures.

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On apprend par la suite qu’il est normalement interdit de monter mais comme on n’avait plus de guide, on a fait ce qu’on voulait.

On remonte au village et on retrouve notre guide. Et c’est pas de la cendre qu’il recrache. Bref. Il nous propose un café avant de redescendre au village, c’est pas de refus. Et ça peut pas lui faire de mal.

On prend la route de nuit pour Yogyakarta, centre de l'art classique javanais et de la culture traditionnelle. L’endroit est sympathique, le quartier touristique charmant avec ces petites boutiques d’art, ces petites ruelles en labyrinthe. Sinon à voir, des temples. On en visite un, histoire de, l’occasion de prendre une mobylette et de se balader, moment privilégié du voyage ou l’on se sent vraiment libre.

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Dernière étape, Jakarta.

On arrive en train et la ressemblance avec l'Inde est flagrante. On traverse les bidonvilles et les décharges à ciel ouvert, c’est vite le bordel. On se dit qu’on a bien fait d’y rester que deux nuits. La fatigue accumulée n’aidant pas.

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On décolle ensuite de Jakarta pour Kuala Lumpur, en terrain connu...

Pour le titre, c'est une spéciale dédicace à ma mère qui voulait que j'achète des clochettes Feng Shui à Bali. On a passé pas mal de temps à chercher et il s'avère que seuls les moines utilisent ce genre de gadget. Et pas pour des raisons Feng Shui...

 

 

 

Par Mitch - Publié dans : Indonésie
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Mercredi 6 juillet 2011 3 06 /07 /Juil /2011 16:00

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Arrivés sur Sydney, c'est avec une certaine tristesse que l'on se sépare de notre van.

On trouvera un "Backpack" en face de la mer, le "Surfside Coogee Beach". Comme son nom le laisse présumer (ainsi que leur site internet), on peut surfer dans le coin. C'est pas tout à fait faux mais ce n'est pas sur la plage d’en face. Il faut faire une heure de bus (avec changement). Qu'à cela ne tienne, on est là pour visiter et non pour passer son temps à barboter dans l'eau.

Sydney est une grande ville. Cependant le nombre de parcs, les kilomètres de chemin côtier, les plages, le centre ville vivant rendent l'endroit très agréable.

En faisant quelques kilomètres de bus, on passe d'un centre ville moderne à la plage de Bondy. Les gens viennent pour y faire bronzette, s’y baigner ou surfer. De là, il est très agréable de suivre le chemin côtier aux airs de côte sauvage. Un vrai bol d'air pur pour les promeneurs et les adeptes du footing.

Du centre, on peut également prendre le ferry pour atteindre divers endroits de la ville dont la presqu'île de Manly offrant de chouettes ballades à faire à pieds et en vélo.

 

En dehors des ballades, on retrouve les traditionnels musées, les aquariums, les zoos ou parcs animaliers, et bien sur l' Opéra House et l'Harbour Bridge, que tout le monde a vu en photo.

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Après quelques jours sur Sydney, on prend un train pour Scone, dans le bush australien. C'est dans le coin que nous allons effectuer notre deuxième mission WOOFING.

Souhaitant réellement travailler dans une ferme, on choisira l'annonce en fonction du nombre de bêtes du propriétaire. 1000 bœufs et 4000 poules, ça semble raisonnable.

 

On est accueilli par Mark, australien d'Australie. Et coup de chance, il parle anglais. Oui ça peut paraitre logique mais en Australie on parle pas anglais, on parle australien. C'est très différent je vous assure. C'est comme si vous parliez anglais la bouche pleine à toute vitesse.

On prend la route avec Mark pour rejoindre sa propriété. Sur la route, on croise nos premiers kangourous, en position paillasson les tripes à l'air. Mark nous rassure et nous promet qu'on en verra plein dans son petit domaine de 8000 hectares, "Papanui".

Un autre woofer est présent, John, anglais, tête de Beatles.

On est vite mis dans le bain et on part en 4x4 à travers champs pour collecter les œufs aux bus ??!

Mark rachète des vieux bus, les désosse et en fait des cabanes pour poules. L'avantage? C'est qu'un bus ça roule. Et la marque de fabrique de Mark & Di (sa femme), c'est non seulement d'avoir des poules en liberté, mais aussi que celles-ci changent de lieu régulièrement, avec une herbe plus verte, de nouvelles bêtes à manger et un nouveau terrain de jeu comme il dit. Donc il bouge ses bus tous les quinze jours (la nuit quand les poules dorment dedans).

Je ne sais pas si ça change vraiment quelque chose, ses poules étant déjà en liberté, mais leurs œufs sont remarquablement bons.

On part donc avec John à la collecte des œufs. John nous apprend tous les petits trucs à savoir...On se sent plutôt bien dans cette espace immense.

La collecte des oeufs sera un travail quotidien. Environ 2000 par jour.

Et sur la route des bus, des kangourous, et vivants cette fois. Parfois ils traversent à quelques mètres de la voiture, instants magiques.

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Autre occupation, la construction d'une future maison pour woofers.

Malheureusement pour les vaches, Mark nous montrera une fois chacun mais il est évident que l'on ne lui est d'aucune aide. Le but étant de changer les vaches de champ, il part en quad, deux ou trois chiens avec lui. Ensuite Mark donne quelques ordres aux chiens, et ils font tout le boulot. Mark a juste à ouvrir ou fermer les barrières qui vont bien. Voir les chiens au travail est hallucinant. Ils savent exactement ce qu'ils ont à faire et comment le faire, et travaillent en équipe.

 

Le couple Mark & Di est vraiment sympathique. Après le taff, on prend l'apéro. Di, excellente cuisinière nous mijote chaque soir un bon petit plat. Ils adorent discuter de tout, sont très ouverts et très cultivés. On passe vraiment de bonnes soirées en leur compagnie.

 

Pour notre premier week-end, on tombe bien, c'est "Good Friday" ??! On partira en compagnie de John et Mark à l'hippodrome pour préparer la fête qui aura lieu le lendemain, fête annuelle du village où tout le monde vient avec son pique-nique et pendant laquelle ont lieu des courses de chevaux. Cette fois, les gens parlent australien mais c'est comme tout on s'habitue. Les gens ont le sourire, ils viennent nous voir, discuter, et disent Happy "Good Friday". Nous, on lève les yeux au ciel et il fait beau oui. On retourne à la ferme, on ne bosse pas. On passe plus de temps à jouer au ping-pong, à discuter, à boire des bières et du vin australien. C'est "Good Friday" qu'il dit Mark. Si c'est comme ça tous les vendredis où il fait beau c'est génial. Puis on apprendra que ce "Good Friday" est le vendredi précédent Pâques (et les vacances scolaires) et quelque soit la météo, il est "happy". Tant pis pour les prochains vendredi.

 

Le lendemain, c'est jour de fête au village. Tout le monde s'habille sur son 31, met son plus beau chapeau de cow-boy et en avant. Les femmes ont ramené leur panier avec tout plein de nourriture, on étale tout ça sur les tables, on se croirait dans la petite maison dans la prairie.

On mange et on boit avant les courses de chevaux. On se souhaite un "Happy Race Day". Pourquoi pas. Et plus qu'à parier sur le bon cheval pour rentrer riche, je tenterais l'expérience et gagnerais quelques dollars, que je reperdrais rapidement sur les courses suivantes. On passera une bonne journée dans cet univers hors du temps.

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Le week-end suivant, on partira en compagnie de Mark et John à une animation : "Les rois du ranch". Au programme, pour les enfants, courses de carrioles tirées par des boucs, et pour les adultes, rodéo, parcours à cheval, attraper des chevaux sauvages. Bref, des trucs d'ici. Et évidemment tout le monde est habillé en cow-boy. Je ferais pas ça tous les week-ends mais ça vaut le coup d'oeil.

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On passera trois semaines à Papanui, trois semaines de travail mais aussi de vie à l'australienne dans le Buch, une expérience franchement intéressante, et différente.

 

Pas tout ça, il est temps de reprendre la route. Ca fait deux mois que nous sommes en Australie et plutôt que d’y passer deux mois et demi comme prévu initialement, un petit retour en Asie nous tente davantage. Dans l'objectif d'un retour en France, avec un décollage de Kuala Lumpur, on décide de s'y rendre via l'Indonésie.

 

Prochaine destination, Bali...

Par Mitch - Publié dans : Australie
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Vendredi 24 juin 2011 5 24 /06 /Juin /2011 09:19

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Après plusieurs mois en Asie, retour dans un pays occidental. Première escale, Brisbane.

Les rues sont larges, les deux roues absents, les gens attendent (longtemps) le petit bonhomme vert pour traverser, pas de noodles soupe à acheter sur le bord de la route...Et la liste est longue. Il faut se réhabituer.

En même temps, un peu de changement ne peut pas faire de mal.

 

On arrive à notre «Backpacker» qui signifie sacs à dos. On se rendra vite compte que la plupart des résidents du «Backpack» comme on dit ici sont en fait des jeunes fraichement débarqués avec visas «Working Holiday» en poche à la recherche de leur premier emploi, ou moins fréquent ceux qui s’en vont et tentent de revendre leur voiture. Mais pour les vrais «backpackers», ceux qui voyagent tout simplement on repassera. On ne discute pas des pays traversés ici mais plutôt des endroits où l’on peut trouver un taff.

Mais où sont les touristes comme nous, sans ambition aucune de travailler ??????

Ils sont rares. Et on comprendra vite pourquoi. Les prix. Le cout de la vie est hallucinant. Un exemple tout con, le prix d’une nuit en «Backpack foyer des jeunes travailleurs» : 15 euros par personne en dortoir de 8. Et c’est un des moins chère d'Australie nous dit on. A ce prix là on dormait presque une semaine dans notre chambre en Asie. La soupe à 1 euro c’est fini. Ici pour manger à moindre coût, c’est MacDo pour 5 euros.

 

Qu’est-ce qu’on fout là ? Comment on va faire ? Et bien comme tout le monde, on va bosser. Mais comme on a pas de visa de travail, la solution du «WOOFING» s’offre à nous. En gros, on est nourri, logé et blanchi en échange de quelques heures de travail. Avec l’avantage de vivre chez des australiens donc de partager, et loin de la notion d’argent qui fausse vite les rapports humains.

L’idée nous plait bien. L’immersion totale nous permettra de pratiquer et d’améliorer notre anglais plus rapidement.

 

On restera donc quelques jours sur Brisbane, histoire de visiter quand même. La ville est sympa à vivre, on trouve de nombreux parcs pour s'évader, il est agréable de se balader le long de la rivière, il fait beau. Sympa pour s’y installer mais pas de raison de s’attarder  trop longtemps pour un touriste.

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Pour ce qui est du WOOFING, on a trouvé notre premier point de chute. Pas très loin de Brisbane, à deux heures de train (même tarif que si l’on avait traversé la Chine) chez Katarina et Milos (prononcer Miloche). Ca sonne pas très australien ça. Pour le mode de vie à l’australienne, «l’Australian Way of Life», c’est raté.

On est accueilli à la gare par Anthony, français qui termine sa mission «WOOFING». Comme il s’ agit de notre première expérience, sa présence est la bienvenue. Il nous expliquera donc en français le fonctionnement de tout ça.

Arrivés chez le couple, on est accueilli à grands coups d’accolades et de bisous par Katarina, j’adore!

Woofing Katarina et Milos 14Pour Milos, on apprend qu’il est semi-paralysé suite à une attaque.

On comprend vite qu’au lieu d’arriver dans une ferme comme l’annonce le sous-entendait, on tombe chez un couple septuagénaire qui a besoin d’aide. Avec un grand jardin quand même.

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Le couple, serbo-croate, est très sympathique et on sent tout de suite que Katarina a besoin d’aide.

On aidera donc au jardin durant les beaux jours. Les jours de pluies, je m’improviserai prof d’informatique, ce qui aura vite tendance à me gonfler. Suer dans le jardin OK mais expliquer Word à une novice en informatique c’est dur. Tandis que Gaby fera essentiellement des taches ménagères.

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Katarina, auto-suffisante comme elle aime le dire, fabrique son propre alcool, Ouzo, Whisky. On retrouve les petites habitudes plaisantes de l’apéro. Les jours de repos, on nous prête la voiture. L’occasion de découvrir la Sunshine Coast, de faire la première session de surf en Australie.

Tout le monde y trouve son compte.

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Après 15 jours, il est temps pour nous d’y aller, de voir d’autres horizons.

On retournera donc sur Brisbane pour louer un van une dizaine de jours. Direction Sydney...1000 km de côte.

On s'arrêtera à Surfer Paradise, destination préférée des calédoniens, pour acheter un surf et en route.

Un petit Road Trip fort sympathique. Beaucoup de plages à voir, des spots vraiment sympa comme Byron Bay.

Au petit matin, un peu de surf. La journée, un peu de visite, un peu de route puis la  mission : recherche du meilleur endroit pour poser le van, si possible devant la mer.

Pas toujours facile car l’Etat préfère voir les gens parqués dans des «caravans parks» à près de 30 euros la nuit et ne lésine pas sur les panneaux stipulant bien qu’il est interdit de dormir là et là et encore là, partout quoi! Mais en cherchant bien, on trouve toujours.

 

On fera également une petite escale à Nimbin, village hippie où l’on prône le bio, la paix intérieure et la légalisation de la marijuana. Une rue principale. Des galeries d’art aux oeuvres souvent déjantées. Un musée des hippies franchement sympa. Des étals de produits bio aux prix hallucinants (ben oui c’est bio). Des librairies vendant toutes sortes de bouquins sur le bouddhisme et les drogues (livres et consommables). Les gens sont habillés style hippie. On se croirait vraiment  à autre époque.

Viennent quand même gâcher le tableau les gros bras, genre sortis du Bronx dealant de l’herbe aux touristes à tous les coins de rues.

 

Bref, un petit trip en van fort agréable, avec une réelle sensation de liberté.

Après cette dizaine de jours, on débarque à Sydney (qui n’est pas la capitale de l’Australie).

 

Suite et fin dans le prochain texte.

 

 

PS : Peu de photo suite à la perte d’une carte mémoire…

Par Mitch - Publié dans : Australie
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Mercredi 1 juin 2011 3 01 /06 /Juin /2011 12:01

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Après la Chine, on décide de partir pour diverses raisons en Australie. L'Amérique Latine sera pour une prochaine fois. Deux mois et demi en Australie et retour au bercail.

Tous ceux qui voyagent en Asie le savent bien, la compagnie malaisienne Air Asia propose des prix défiant toute concurrence et pour moins de 100 euros (et cinq heures de vol), on atterrit à Kuala Lumpur.

La Malaisie n'était pas particulièrement à notre programme mais quitte à y atterrir, pourquoi pas s'y arrêter quelques jours.

On prend aucune info, on n' a pas de guide, c'est à la oualeguen! On réserve quand même la première nuit sur internet, arrivant tard le soir.

Première sensation, la chaleur. Après les températures d'ère glacière de Chine, c'est bon un petit 30°C le soir. Ça donne le sourire je vous assure.

On sort de l'aéroport et c'est un peu la surprise. Mac Do, Dunkin' Donuts, KFC, Subway, toutes les franchises américaines sont là. Ca change pas tant que ça de Shanghai, si ce n’est les tenues vestimentaires.

L' aéroport est plutôt bien fichu, on trouve facilement un bus pour le centre. Puis métro, un peu de marche. Un peu perdu, un chauffeur de taxi nous donne un plan de la ville malgré notre refus de monter à bord, et nous voilà à notre auberge. Les gens ont le sourire, sont serviables, on sent qu'on va se plaire ici. Et tout le monde parle anglais...

 

Le lendemain, on fait le tour des auberges et on en trouve une plus conviviale, avec un lieu de vie sympa où les rencontres sont faciles. Le gérant est de bon conseil concernant ce qui faut faire dans le coin et dans le pays, les moyens de transport, les prix. Royal.

 

On passera quelques jours sur Kuala Lumpur un peu différemment de d'habitude. Pas trop de visites mais du repos dans l'auberge, des ballades en ville, des sorties cinéma (l'occasion de voir l'excellent Black Swan d'ailleurs), des vrais citadins quoi.

La ville y est peut être pour quelque chose. Kuala Lumpur est une sorte d' OVNI, tout comme Shanghai.

Moderne, lieu de consommation à outrance, des Malls à tous les coins de rue (ces grands magasins, genre un grand Carrefour mais sur dix étages), le métro, le skytrain. On est loin de Vientiane ou Phnom Penh, voir même de Saint-Nazaire et Nouméa.

Reste toujours des petits quartiers comme Chinatown ou Little India pour manger local et pas cher, trouver toutes sortes de breloques, et dormir. On boudera pas notre plaisir et passeront de bons moments.


Kuala Lumpur est également connue pour ces tours Petronas. Y a rien à dire elles claquent. C'est pas souvent que je trouve un building sympa mais celle là ont du cachet. De jour comme de nuit.

A l'intérieur, un Mall évidemment et des bureaux. Une sorte de musée scientifique également très intéressant par son approche interactive. Plein de trucs à toucher, bouger, lancer, tourner...

Tour Petronas (3)2Tour Petronas (34)                                              Tour Petronas (37)

On fera également un petit parc d'attraction « dans un Mall ». C'était tellement délirant de voir une montagne russe au dixième étage d'un building qu'on a tenu à le faire. Pas le temps de voir les gens faire du shopping mais longer les murs à toute vitesse est impressionnant. Tout comme faire des loopings à côté d'une verrière immense avec vue sur la ville.

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Thème Park KL (10)2 Thème Park KL (35)2

  

Pays principalement musulman, on visitera quelques mosquées. L’architecture de la mosquée principale est à l’image de la ville, moderne et démesurée.

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Une des autres particularité marquante de la ville est le mélange de culture musulmane, hindou et chinoise. Et occidentale, ville de business et touristique oblige.

Voile, sari et mini short se côtoient sans le moindre regard sombre. Tolérance semble être le maître mot de la ville (regard porté sur quelques jours je n'y vis pas non plus). Chacun son style, ses croyances, ses coutumes...C’est plaisant.

 

 

Après ces quelques jours passés dans la capitale, on décide d’aller dans le centre de la Malaisie à Taman Negara, voir la jungle la plus vieille du monde.

Etonnament, le service de transport n’est pas le plus moderne que l’on puisse voir. Pas que ça nous dérange au contraire mais il y a un fossé avec KL.

Après quelques heures de transport dans différents bus, on se dégote un petit bungalow en bambou en lisière de la jungle. Ici, pas de wifi, douche chaude et autre confort citadin, juste les moustiques, une petite terrasse et des fauteuils pour profiter d’une nuit on ne peut plus étoilée. 

Après une bonne nuit de sommeil, une bonne journée de ballade nous attend dans cette jungle luxuriante.

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Taman Negara (11)2                                                                    Taman Negara (13)2

Sur notre route, hormis des arbres, on croisera des oiseaux de toutes sortes, des singes, un serpent très long, des gros lézards, des sangsues. Pour la petite histoire, Gaby a eu le malheur de marcher dans un endroit où visiblement il ne fallait pas. Elle s’est retrouvée avec une dizaine de sangsues sur une jambe. Ces sangsues à l’aspect inoffensif d’un ou deux centimètres de long et de moins d’un millimètre de diamètre ont la capacité de décupler de volume (voir plus) en un temps éclair. Heureusement il n’est pas bien difficile de les enlever. Reste un petit trou dans la peau.

On trouve également dans cette jungle la «canopy» la plus longue au monde (ou une des). Il s’agit de ponts suspendus permettant de marcher d’arbre en arbre à une hauteur variant de 10 à 70 mètres (la conopée). Pas moins de 500 mètres de passerelle, permettant de voir la jungle d’en haut. Un vrai plaisir.

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Destination suivante, Melaka.

De bus en bus, on atterri à Jerantut, ville au potentiel touristique proche de zéro. Pas de bol, on doit attendre le bus sept heures pour repartir en fin d’après midi. On fait la rencontre d’Ismael, qui propose qu’on attende chez lui, en compagnie de sa famille. Il nous expliquera qu’en tant que bon musulman, il pouvait pas nous laisser comme ça à attendre et que ça conscience l’obligeait en quelque sorte à nous inviter chez lui. On passera donc une bonne partie de la journée chez lui. Il nous offrira à boire et à manger, nous proposera de se doucher. Le top de l’hospitalité.

Jerantut Chez Ismael


 

Nous arrivons donc le soir à Melaka, plus vieux port de Malaisie. On sent toutes les influences du passé dans cette ville, où transitait nombre de marchandise entre l’Orient et l’Occident. Portugaise, Hollandaise, Chinoise...

La ville est touristique mais reste très agréable pour s’y balader. Quelques musées à visiter également. Je ne sais pas pourquoi mais ils ont un musée pour tout ici. Doit bien y en avoir une vingtaine. On choisira le plus kitch, le bateau...

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Ainsi se termine notre petit tour en Malaisie. Après ça, décollage pour l’Australie...

Par Mitch - Publié dans : Malaisie
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Mercredi 13 avril 2011 3 13 /04 /Avr /2011 09:46


Citée interdite (100) 2 [1600x1200]Après une bonne dizaine de jours passés sur Shanghai, il est temps pour nous de partir à la découverte de Pékin, capitale et centre historique du pays.

A l'arrivée, surprise, la ville est enneigée. Conclusion, ça s’est pas réchauffé. Quelque part, en se dirigeant vers la Siberie, fallait pas s'attendre à sortir les maillots. Mais là c'est le pompon. On aura droit à des -16°C la nuit, -5°C la journée, dur dur.

On y passera pas loin d'une semaine pour visiter les principaux sites touristiques, à savoir la place Tian'anmen, la cité interdite renommée le Musée du palais (c'est moins fun d'un coup), probablement parce qu'elle n'est plus interdite. On visitera également le Palais d'Eté, les hutongs, ces petites rues d'époque au charme indéniable.

La plupart de ces endroits sont clairement impressionnants. Le mot "Empire" y prend tout son sens.
Laisser place à son imagination en se baladant dans la cité interdite est très plaisant. Entre les palais, les temples, les cours, les jardins... Le tout est immense, à l'architecture si particulière, où rien n'est laissé au hasard...Et ces références aux nombreux animaux mythologiques tel que le dragon, que l'on voit presque partout...Ça rend l'endroit presque irréel, comme sorti d'un livre d'heroic fantasy...

Citée interdite (18) 2 [1600x1200] Citée interdite (21) [1600x1200]

Citée interdite (23) [1600x1200] Citée interdite (38) [1600x1200]

 

Ajouter à cela des noms de bâtisses tels que la « salle de l’Harmonie Suprême », la « Salle de l’Harmonie Parfaite », le « Palais de la Tranquillité Terrestre » ou encore le « Palais de la Longévité Tranquille ».
Le Palais d'Eté n'est pas en reste non plus. Un beau et grand, gigantesque même, parc, avec des temples par ci par là, un lac, des îles, idyllique...

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Palais d'été (35) 2 [1600x1200] Palais d'été (38) 2 [1600x1200]

Dans un autre registre, tout aussi important, notre arrêt à Pékin sera l'occasion de goûter au canard laqué.....de Pékin.

C'est fin et ça se mange sans faim.


Autre visite dans le coin de Pékin, la plus impressionnante à mes yeux en Chine, sera celle de la grande muraille. Un peu comme le Taj Mahal, on l'a tous vu en photos, mais le voir de ces propres yeux n'a pas son pareil. Marcher sur cette muraille, la voir serpenter à travers les montagnes, à perte de vue, tout en sachant que ça continue sur des milliers de kilomètres. Bluffant. Et attention c'est pas un muret. Non non, c'est The Muraille...on la parcourra sur plusieurs kilomètres, traversant une

trentaine de postes de gardes...

Bon après c'est un peu toujours pareil. C'est comme faire quarante fois le tour du Taj Mahal. Ça finit par être un peu toujours pareil, à moins de la longer sur plusieurs dizaines de kilomètres pour voir le paysage évoluer.

Et la petite cerise sur le gâteau, la descente. Pour accéder à la muraille, c'est soit à pied, soit en téléphérique. Pour la descente, idem avec le choix supplémentaire de la luge. Pas loin d'une dizaine de minutes de luge à fond les ballons. Certains pourront dire que mettre un téléphérique et une piste de luge à côté d'un tel monument est un sacrilège mais après avoir marché des kilomètres, dans des conditions parfois éprouvantes, le dénivelé n'étant pas piqué des hannetons parfois, ce petit tour de luge est le bienvenu.

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Grande Muraille (8) 2 [1600x1200] Grande Muraille (48) 2 [1600x1200]

 

Après Pékin, direction Pingyao. Ne chercher pas, les gens ne s'y arrêtent pas, sauf nous :-)
Entre Pékin et Xian, se trouve cette petite ville touristique. Touristique oui, mais pour les chinois. Et que c'est bon. Pour une fois, personne ne cherche à nous vendre quoique ce soit, les cibles étant les chinois.
On ne regrettera pas notre choix, la ville est splendide. La partie historique, de 2km sur 2km est entourée d'une muraillette (petite muraille) et à l'intérieur, que du traditionnel.

Dépaysement assuré. Entre vielles maisons et temples, les visites ne manquent pas, et parcourir cet endroit est magique. Notre guesthouse se trouve dans une de ces anciennes bâtisses, un vrai décor de film. Un vrai coup de cœur.

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Dernière ville avant notre retour sur Shanghai, Xian.

Située vers le centre de la Chine, cette ville a connu un élan touristique suite à la découverte de l'armée enterrée dans les années 70, une armée de soldats en terre cuite "enterrée", vous l'aurez deviné.
Il faudra pas loin d'une douzaine d'heures pour atteindre ce lieu de Pingyao.

Au programme donc, la visite de ce lieu. A l'arrivée, on achète des tickets à prix exorbitant, pour visiter ce que certains considèrent comme la huitième merveille du monde (c'est gravé dans la pierre à l'entrée). Ouha!!! Trop de la chance de voir ça. On rentre sur le site, pour ma part, je suis sceptique.
Première impression, c'est moche. L'armée repartie en trois fosses est protégée par des blocos. Ils auraient franchement pu faire un effort à ce niveau là. C'est pas une merveille qu'on va voir c'est un projet hyper secret de l'armée chinoise ou quoi ?

Ensuite, bien évidemment, visite des fosses. Suivant les guides, les forums, les rencontres, il est préférable de visiter les fosses de la plus petite à la plus grande, pour faire monter l'excitation, ou l'émerveillement, je ne sais plus très bien...

Première fosse, la plus petite donc, relativement grande quand même (genre 200 mètres sur 200). Le sol est creusé, on y voit nombre de tranchées, et stupéfaction, on aperçoit quelques bouts de poterie cassée par ci par là. On fait le tour, quelques soldats sont à moitié assemblés, pour le reste y' a encore du boulot. Bon, continuons la visite.

Fosse numéro deux. Relativement de la même taille, dans le même état, un soldat par ci par là, des bouts en veux tu en voilà. Peut pas dire que pour le moment mon taux d'excitation soit très élevé.
Troisième fosse. Première chose qui frappe, c'est la mocheté du hangar. Bordel, on gare des avions le soir ici ou quoi ?

Et les poteries....Ici, les travaux d'archéologie sont beaucoup plus avancés et on peut enfin avoir une idée de ce qu'était l'armée enterrée. Des milliers de poteries alignées. A l'origine hein, parce que là c'est pas plus de 300.

Alors c'est clair que c'est du boulot, mais pour la huitième merveille du monde faut pas pousser mémé dans les orties. Je dis ça peut être parce qu'on a vu pas mal de choses avant, en Inde notamment, ou bien les temples d'Angkor ou encore la Muraille de Chine, sans oublier le tumulus de Dissignac qui peuvent prétendre au statut de merveille, mais certainement pas ça. Et c'est tellement mal mis en valeur.

Tout ne sera pas perdu, Gaby, elle a apprécié la visite. On aura pas fait plus de trente heures de train pour rien, c'est cool.

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De retour dans le centre de Xian, beaucoup déçu, on aura la joie de découvrir le plus gros bordel de transport en commun jamais vu. Vous mettez une gare et une station de bus au même endroit. Et c'est des dizaines de milliers de pèlerins qui se croisent pour tenter de prendre le prochain bus ou train qui passe. Vous pouvez pas marcher, tous les transports en commun sont pleins, tout le monde vous bouscule, un vrai bonheur.

Seul point positif de la ville, le quartier musulman, un petit quartier très coloré, très vivant, aux odeurs délicieuses de kebabs...De quoi se ressourcer et vite oublier la raison de notre présence en plein milieu de la Chine.

 

De retour sur Shanghai, ce sera le moment des aux revoirs avec Guillaume et Bokyung, avant de prendre notre envol pour la Malaisie...

Par Mitch - Publié dans : Chine
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