Qu’il est bon de revenir en Asie. La chaleur, le bordel ambiant, les sourires, la bouffe à tous les coins de rues...
De l'aéroport de Denpasar, on rejoint la ville animée de Kuta, sorte de village vacances pour surfeurs et fêtards venus du monde entier. Bien pour se réacclimater.
On ne s’attarde pas trop et on loue rapidement une mobylette pour vadrouiller aux alentours durant la journée.
La première chose qui frappe à Bali, c’est cette ferveur religieuse, avec ces milliers de temples à l’architecture particulière, ces boites de fleurs ‘porte- bonheur’ et les millions de bâtons d’encens qui fument à droite à gauche. Les habits également ne sont pas en reste, avec tous ces hommes en robe. C’est coloré, les paysages sont magnifiques, ça fait du bien. Dommage que ce soit si touristique et bordélique.
Dans nos pérégrinations à mobylette, on s'arrête devant quelques temples histoire de se promener dans ces lieux paisibles, de discuter et de prendre deux trois photos, en direction de la petite ville d’Ubud, réputée pour ces boutiques d’arts locaux, son marché et sa Monkey Forest.
Apres avoir roulé en direction du Nord, s'être perdus, mais aussi emmerveillés de ces paysages, puis fait des pauses toujours folklo pour acheter une bouteille d’eau ou de l’essence, on atteint Kintamani, village posé près des volcans. Pas un touriste à l’horizon. Endroit davantage tranquille où il est plus facile de discuter avec les gens, de se poser. Petite visite des temples locaux puis courte nuit de sommeil avant l’ascension du volcan Batur au petit matin pour assister à un magnifique lever de soleil.

Pour finir, on rejoint la côte nord que nous suivrons tranquillement sur deux jours jusqu'à notre point de départ, Kuta. En route, on passera au travers de splendides rizières en escalier, barboterons au bord de plages magnifiques. Une petite plongée pour découvrir une épave sera également au programme.
On restera en tout une semaine sur Bali, sur cette île qui nous semblait si petite au départ, mais qui au final mérite que l’on s’y arrête, s’y perde, qu’on y échange, bien plus longtemps.
Notre temps est compté, on doit être à Jakarta la semaine suivante. Il nous faut donc rejoindre l’île de Java et la traverser.
Première étape, Probolingo, où un volcan assez intéressant nous attend. A nous la joie des transports locaux, et des heures de bus interminables, des attentes, des négociations etc...Pas toujours facile quand on veut se débrouiller par soi-même. Et pas forcément intéressant financièrement. Mais quelle joie d’arriver à destination dans un bus pourri et de dire : «on y est arrivé tout seul». Comme souvent, on arrive de nuit. On nous tombe bien évidemment dessus pour nous vendre un tour au volcan.
On a peu de temps. On négocie. Les prix sont corrects. Demain, visite du volcan, mais pas de lever de soleil ce coup-ci. On a sommeil.
On part dans un 4x4 dessoudé à droite comme à gauche, rien d'inhabituel jusque là. On s'arrête dans le village au plus près du volcan. Notre guide nous dit qu’il nous attend là, le temps qu’on claque deux trois photos d’un point de vue plus loin. Tant pis pour les explications pourtant promises. En même temps, c’est qu’un volcan...
Les photos parleront d’elles memes et c’est splendide. Le volcan fume presque comme son cousin islandais y’a pas si longtemps. La plaine a des allures d’apocalypse, avec des teintes grises et vertes. Du jamais vu. On se balade sur une montagne en face, toujours plus haut pour avoir le meilleur point de vue. Puis redescente au village pour retrouver notre guide.
Il est saoul comme un polonais, rien d'inhabituel jusque là non plus. Il nous paie une petite rasade de whisky et à nous l’ascension du volcan, sans lui bien sur.
Près d’une heure et demie de marche entre la traversée de la plaine et l'ascension. C’est superbe, on a l‘impression de rêver. Le clou du spectacle est au sommet.
En dehors du côté relativement désagréable de la pluie de cendres (les appareils photos n'apprécieront pas la blague), le moment est plutôt fort. On ne voit plus à un mètre, un pas en avant et c’est la descente au bouillon, ça crépite, ça gronde, ça explose, ça fout les chocottes.
On respire mal, ça sent le souffre, on ne peut pas rester des heures.
On apprend par la suite qu’il est normalement interdit de monter mais comme on n’avait plus de guide, on a fait ce qu’on voulait.
On remonte au village et on retrouve notre guide. Et c’est pas de la cendre qu’il recrache. Bref. Il nous propose un café avant de redescendre au village, c’est pas de refus. Et ça peut pas lui faire de mal.
On prend la route de nuit pour Yogyakarta, centre de l'art classique javanais et de la culture traditionnelle. L’endroit est sympathique, le quartier touristique charmant avec ces petites boutiques d’art, ces petites ruelles en labyrinthe. Sinon à voir, des temples. On en visite un, histoire de, l’occasion de prendre une mobylette et de se balader, moment privilégié du voyage ou l’on se sent vraiment libre.
Dernière étape, Jakarta.
On arrive en train et la ressemblance avec l'Inde est flagrante. On traverse les bidonvilles et les décharges à ciel ouvert, c’est vite le bordel. On se dit qu’on a bien fait d’y rester que deux nuits. La fatigue accumulée n’aidant pas.
On décolle ensuite de Jakarta pour Kuala Lumpur, en terrain connu...
Pour le titre, c'est une spéciale dédicace à ma mère qui voulait que j'achète des clochettes Feng Shui à Bali. On a passé pas mal de temps à chercher et il s'avère que seuls les moines utilisent ce genre de gadget. Et pas pour des raisons Feng Shui...


















































































